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Un tout p’tit peu…

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Qu’attends-tu donc pour tourner ton regard vers moi?

Je suis lĂ , je t’attends, le souffle court. Tu es près de moi mais en mĂŞme temps si loin. Je ne peux que renifler ton odeur de mâle. Toi qui pleure une autre, laisse-moi soigner ta cĂ©citĂ©… Ne vois-tu donc pas que je suis suspendue Ă  tes lèvres?…. Et que mes poils se hĂ©rissent au son de ta voix…. si chaude et si grave que tout mon ĂŞtre en vibre… toi qui vas lĂ …. tourne un peu la tĂŞte, juste un tout p’tit peu et tu verras mon dĂ©sir secret brĂ»lant dans mes yeux…
Je n’ose le formuler tout haut de peur de rompre le charme de ce silence sourd qui se fait ressentir par ta prĂ©sence intimidante. Toi qui va lĂ , n’entends-tu pas mon cĹ“ur danser la sarabande? N’entends-tu pas mon cri muet? Ne vois-tu donc pas que je m’enivre de ton sourire charmeur?

Mes pensées vagabondent… ton architecture corporelle me tourmente. J’ai envie de te frôler la peau, juste un tout p’tit peu, y goûter son sel. Ne vois-tu donc pas que j’ai besoin de toi? Ce cri silencieux explose dans ma tête quand tu la pleures.

«Pourquoi ELLE?»

Qu’importe les barrières! Je suis là, moi. Regarde-moi juste un tout p’tit peu. Je boirai ce fleuve de larmes intarissables. Je serai le baume à tes blessures. N’entends-tu donc pas crier ton nom dans ma posture affaissée, lasse d’attendre que tu te décides à lire ce livre ouvert que je suis et qui s’offre un brin timide et audacieuse à toi? J’ai envie de te dire: «Touche-moi, juste un tout p’tit peu, encore une fois», car aussi éphémère qu’il aurait été, je me serais délectée de ce fragment de bonheur. Ma mémoire a sauvegardé chaque quart de seconde cette nuit-là, serrée contre toi, grisée par le frottement de nos deux corps. Je ferme les yeux juste un tout p’tit peu, remémorant la douce pression de tes mains sur mes hanches, la brûlure de tes lèvres sur mon front, ton souffle tiède chatouillant mon cou et tes douces morsures scellant ma chair au fer rouge. Sans vergogne aucune, je m’offris à ta bouche affamée et mon corps s’embrasa d’un plaisir dont je ne saurais trouver les mots pour le décrire. Tu as imprimé tes traces dans chacune de mes pores. Je me fais tentation, je veux revivre ces sensations fortes… juste un tout p’tit peu.

Mais mes pensées se bousculent dans mon esprit enfiévré par tant d’ardeur et mon cœur brûle de savoir que ta flamme ne se décide pas à s’éteindre pour elle. Elle, dont l’amour pour toi fane à petit feu. Pourquoi ne retournes-tu pas la tête juste un tout p’tit peu pour voir ce soupçon d’ivresse qui assombrit mon regard suppliant? Ce soir j’ai envie de te dire: «je veux être ton amante rien que cette nuit». Je veux te dévisager longuement en déboutonnant ta chemise, te torturer de caresses, de tendresse, de baisers voraces jusqu’à t’arracher des gémissements que j’absorberai farouchement.

Ce soir, j’ai envie que tu te laisses aller, que tu frissonnes avec moi, que tu grognes avec moi, que tu te perdes en moi, qu’on franchisse ensemble les interdits, qu’on assouvisse nos désirs et qu’on s’endorme de plaisir. Ne serait-ce juste qu’un tout p’tit peu…

LADY Z.

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