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Confessions d’un infidèle repentant à sa femme

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Madame, je reviens vers toi après avoir été ailleurs. Je reviens vers toi après avoir pris conscience. J’ai connu les bras d’autres qui n’ont rien su m’apporter de plus dans ma vie. J’ai été dans leur lit sans pour autant pouvoir m’empêcher de penser au confort du nôtre.

J’ai constaté que mon cœur ne battait que pour toi. Et, quant à mes caprices, toi seule arrive à les combler. Tu comprends mon corps et tu comprends mon cœur. Chaque geste que je fais, tu sais ce que je demande. Tu me passionnes et tu m’affectionnes comme ne l’a fait aucune de ces maîtresses.

En vérité, j’ai péché grandement et je me présente à toi pour quémander ton pardon. Ma convoitise charnelle m’a poussé vers d’autres cieux et d’autres horizons, mais sache que je le regrette énormément. Oui, j’ai connu d’autres femmes: très jolies et très appétissantes. Oui, elles ont eu le plaisir que je me chargeais de donner dans un esprit de jouissance absolue. Oui, elles voulaient que je reste. Mais je ne me retrouvais pas, non, je ne me sentais pas dans ma peau. Je me sentais perdu, j’avais le cœur déchiré.

Par désir de conquête de la gent féminine, j’ai été de lit en lit, de bras en bras, de jambes en jambes, pensant ainsi trouver plus de bonheur dans la multiplication des femmes et de forts moments charnels. Mais finalement, j’ai pu conclure que le bonheur est loin d’être là.

Les autres m’ont offert du plaisir, mais toi, tu m’as offert l’amour. Les autres ne voulaient qu’un passe-temps, mais toi, tu me veux pour ta vie. Auprès de toi je me sens homme, tandis qu’auprès d’elles, je n’étais qu’un mâle. Aujourd’hui, plus que jamais, j’ai compris que le vrai bonheur est dans les bras de celle qui t’aime et que tu aimes. Et qu’à travers une seule femme, on peut connaître la définition même de la féminité.

Chérie, je reviens vers toi, celle qui m’a donné goût à la vie. Je reviens vers toi qui m’a fait vivre le bonheur. Tout péché mérite son salaire : je le sais, mais moi, j’implore ta clémence afin de me remettre dans le bain de notre cher et tendre foyer.

Je suis prêt à être éprouvé par tes plus rudes et méchantes punitions, car comme l’enfant prodigue, je veux retourner au bercail.

Je t’en prie ma chère femme, au nom de l’amour que nous avons, de me redonner la chance d’être de nouveau à tes côtés et cette fois, ce sera jusqu’à la fin de mes jours.

Écoute-moi, ma chère femme.

Je t’implore, je t’en supplie.

Donnons une chance à notre amour, car il est réel et vrai.

Nansen Alexandre

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