SOCIÉTÉ

Shassy, Fofo, Bye bye Nicole… ou la loi de l’offre et de la demande

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Valery Fils-Aimé, j’ai lu ton article concernant notre l’élite intellectuelle… Une plume de caractère, une réflexion intelligente, bien amenée qui ne laisse presqu’aucune place à la réfutation, l’article a captivé mon attention du début à la fin. Très beau travail. Félicitations!

Par contre, je ne pense pas que ce qui se passe présentement en Haïti ne concerne que l’élite intellectuelle haïtienne. Depuis la nuit des temps, ça a toujours été la même chose et ce, dans le monde entier. Nombreux sont les poètes, artistes, intellectuels… que l’on a éliminé parce qu’ils véhiculaient des idées positives… Partout et de tout temps, quand il faut choisir entre ce que nous méritons et ce qui nous ressemble, nous choisissons presque toujours ce qui nous ressemble. Ce ne sont pas les exemples qui manquent pour le prouver. En Haïti, on a préféré Tonton Nord à Anthénor Firmin. Les juifs ont préféré Barabbas à Jésus, pas à cause de leur foi mais plutôt parce que le premier leur ressemblait beaucoup plus que ce Jésus venant des cieux… Alors pourquoi serait-ce différent pour les passions et les folies de notre génération?

Siwouzli, bye-bye nicole, fè wana mache… ap toujou plus chame nou ke teks BIC ou Emmeline Michel. Parce qu’ils sont produits sur demande. Demande silencieuse, inconsciente et refoulée d’une population (analphabètes, écoliers, universitaires, professionnels…) qui ne réclame que ça. Ce produit ne saurait exister si la demande ne l’avait créé. Ce n’est que la loi de l’offre et la demande!

Je t’invite à lire un livre qui s’appelle Le Vide écrit par Patrick Senecal. Ce livre ne prend pas le contrepied de ce que tu as avancé mais il ne l’appuie pas non plus. Il t’aidera toutefois à comprendre ce qui se passe en Haïti, à comprendre ce qui passionne le plus l’être humain – pas seulement l’haïtien -, à comprendre ce qui, endormi dans son subconscient, est toujours prêt à refaire surface dès que l’occasion se présente…

Alors, va faire le plein en lisant Le Vide.

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Delvales Doccy

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