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L’implosion sociale au Brésil avortée par Jules César!!

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Premier huitième de finale de ce mondial auriverde, le match couperet qui opposait le Brésil au Chili m’a dérouté. Plusieurs de mes interrogations quémandaient des réponses. Le jeu brésilien allait-t-il enfin se métamorphoser, passer de l’état larvaire constaté durant les 3 premiers matchs à celui de papillon majestueux? Scolari saura-t-il mettre de coté son entêtement dogmatique que l’on a constaté à maintes occasions au fil de la compétition? La formation chilienne saura-t-elle garder le cap en ce qui a trait à l’intensité démontrée toute au long des phases de poules?

Le décor était planté à Belo Horizonte, la ferveur populaire planait, l’ambiance était électrique. Les aficionados brésiliens donnaient le ton à leurs homologues chiliens dès l’entonnement des hymnes nationaux. La guerre footballistique était déclarée. Mais les chiliens en avaient vu d’autres car ils sont eux-aussi des habitués des grands rendez-vous.

Dès le coup de sifflet initiant la rencontre, je savais que cette place en quarts allait être âprement disputée. Il n’y avait pas de round d’observation. Les protagonistes ne ménageaient pas leurs efforts. D’un coté, un Brésil poussif sous l’impulsion d’un Neymar volontaire qui se muait sur certaines phases de jeu en véritable accélérateur de particules, essayait de se créer des occasions dangereuses. De l’autre coté, des chiliens impressionnants dans la chasse du ballon, un pressing quasi omniprésent sur le porteur de balle et des signaux clairs qu’ils envoyaient à « Neymar la pépite ». À chaque prise de balle, il était littéralement assailli par deux ou trois chiliens qui eux se faisaient un devoir de taper, tacler, la prunelle de 200 millions de Brésiliens.

Le compteur a été débloqué pour la nation jaune et or sur phase arrêtée et un auto but chilien. N’en déplaise à David Luiz qui pensait marquer son premier but sous la vareuse nationale. Le plus dur était à venir. Comment ce Brésil-ci allait gérer cette mince avance face au bulldozer chilien? La réponse de Sanchez sur une erreur évitable de Marcelo ne se fait pas tarder. Les équipes sont à égalité au marquoir mais l’équipe chilienne est largement au dessus de son homologue. Une occupation tactique agressive et intelligente, une meilleure gestion du ballon dans la zone de rupture, une condition physique supérieure ont fait de cette équipe la meilleure des 120 minutes de jeu mais le sort en décida autrement.

Et comme il faut un gagnant, la loterie des tirs au but s’imposa dès lors. Julio Cesar longtemps décrié pour sa fébrilité évidente lors de ses prises de balle sortit le grand jeu et détourna deux tirs au but chiliens. On pensait que Le Chili avait dit son dernier mot mais Hulk et Willian les ont remis dans le coup avec leurs tirs au but ratés. Neymar transformait le cinquième tir au but du Brésil leur donnant l’avantage trois à deux. Ce point d’avance se transformait en point victorieux quand le dernier tireur chilien tira sur le montant de Julio César qui pendant ces temps difficiles pour les jaune et or a été impérial.

Commentaires

Emmanuel Vilfort
Amoureux de sport et de foot en particulier , l'écriture constitue pour moi un exutoire et un incroyable moyen de partage.

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