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Lettre à mon amant écrivain

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Ce texte est en réponse à la publication de Steeve Bazile intitulé: Lettre à mon amante écrivain

Je veux bien me réfugier quelque part avec toi. Un endroit reculé avec du soleil, la mer et du sable fin. Je pourrais enfin enlever mon masque et être celle que tu connais si bien. Au soleil rien que toi et moi, nous oublierons nos vies d’avant et profiterons juste du moment présent. N’oublie pas tes livres et ta plume! Confortablement installés, nous pourrons visiter des endroits où il fait bon vivre. Avec ta plume, tu me feras l’amour sur le papier passionnément et je me perdrai dans tes mots qui me feront l’effet d’un envoûtement.

Nous prendrons des bains de minuit avec la lune pour seule compagnie. Tu m’étendras sur le sable doucement comme lorsqu’on déroule un parchemin ancien. A la lueur de la lune, tu me décrypteras. Oh ! J’ai tant de secrets à te faire découvrir. N’hésite surtout pas à utiliser mes talents pour les langues quand tu arrives à un passage particulièrement ardu. Cette chasse aux trésors nous inspirera et tu m’écriras une belle histoire au lever du crépuscule, nos corps en symbiose comme le papier et la plume, le poète et ses mots, l’artiste et sa muse. Traite-moi comme un livre à exemplaire unique, explore-moi, découvre-moi, feuillette-moi avec appétit et dévore-moi avec rage. Car je sais, qu’après, tu prendras le temps de me délecter comme une œuvre d’Albert Camus.

Inspire-toi de mes courbes voluptueuses et comme toute muse qui se respecte, je me livrerai à toi, corps perdu. Je te couvrirai d’inspiration en échange de ma satisfaction. Et chaque jour, nous complèterons cette œuvre qui sera la nôtre. Prends ton temps surtout car nous ne sommes pas pressés. Trouvons les bons mots ! Je veux retrouver l’empreinte de cet homme dont la virilité déborde. On pourra même jouer à des petits jeux où je devrai trouver des synonymes à “profondément” ou des antonymes à “doucement” et peut-être même le paronyme de “saint”.

Je pourrai faire semblant d’être malade. Pour me guérir, tu m’administreras ta plume érectile par voie orale et par injection. Mais, ne nous arrêtons pas d’écrire car tes mots me pénètrent avec une telle force et chaque chapitre me laisse pantelante. Rédigeons un chef d’œuvre que je pourrais ressasser lorsque je retournerai à ma vie d’avant et que j’aurai remis mon masque.

Je ne vis que pour la littérature.

Alors le temps d’un répit, écrivons encore. Une suite, un autre tome ou une nouvelle édition revue, corrigée, augmentée…  Ecrivons à la sueur de nos corps autant que nous le pourrons…. Ne nous arrêterons pas.

Jean Wenshe R. C.

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