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L’âne d’Ana

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Justement au moment où j’avais réussi à trouver toutes les réponses, toutes les questions ont changées — Paulo Coelho

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La citation est belle! Mais quelle en est la transposition dans notre réalité? Que faisons-nous quand nous sommes amenés à ce stade où les réponses que nous cherchions ne correspondent plus à celles qu’il nous faut?

En général, nous fonçons tête baissée. Nous ignorons les nouvelles questions! D’ailleurs, nous avons tant peiné pour trouver les réponses aux anciennes questions que cela nous parait injuste et inconcevable que ces réponses ne soient plus de mise!

Nous, les humains, accordons beaucoup d’importance à la notion de récompense! À la notion de conquête méritée. Arrivés au sommet de cette cime si péniblement conquise, la vive lumière d’en haut nous aveugle parfois. Elle nous empêche même de voir et de comprendre que notre objectif au nadir de l’ascension peut nettement différer de celui qu’on a au zénith! Il en résultera quoi de cet aveuglement?

Rien! Tout! Tout ou rien! Rien du tout! Les plus sages diraient que ça va dépendre! Les plus dépendants diraient que ça assagira! Sagesse qui, au moins, permettra de comprendre qu’on est très insatisfait. Qu’il y existe un total déséquilibre moins entre qui nous sommes et qui nous avions souhaité être, mais surtout entre  qui nous sommes devenus et qui nous devions devenir!

Nous serons certes au zénith, mais ce sentiment de satisfaction qui apaise ne sera pas là. Ce sentiment n’est présent que quand nous sommes à la hauteur de notre niveau!

Plusieurs exemples auraient pu illustrer ce qui précède. Mais je laisse l’illustration à votre guise, car les lecteurs sont meilleurs illustrateurs que les écrivains!

Au moins, lisons ensemble ce témoignage d’un ami d’enfance que j’ai rencontré hier:

Ana a enfin répondu à ma demande en mariage! Cela fait 5 ans que j’attends ce fameux “oui”! 5 ans depuis que je ne vis que pour ça. 5 ans depuis que mes pensées ne convergent que vers le jour où je lui passerai la bague au doigt. Enfin elle a dit oui. Mais j’ai eu un terrible tressaillement à l’entente de ce oui! J’ai paniqué! C’est la première fois que je vois Ana sous un autre angle, sous un angle non épousable. C’est la première fois que je me questionne sur ma question!

Je me demande si moi, je veux toujours l’épouser. N’est-ce pas une autre femme qu’il me faut pour épouse? Ne va-t-elle pas me rendre malheureux dans le foyer? Ne vaudrait-il pas mieux tout arrêter maintenant avant qu’il ne soit trop tard? Oui, oui, oui. Malgré ces “oui”, je n’ai pas dit “non”!

Je l’ai serrée dans mes bras aussi fort que j’ai pu. Au fond de moi, mon serrement de cœur était aussi intense! Je l’ai embrassée et lui ai dit tout bas: “je n’attendais que toi!”.

On a fixé la date du mariage pour le 15 août prochain! Le jour de la Notre-Dame, elle sera ma Dame! Ma Dame pour toujours! Ma Dame jusqu’à ce que la mort nous sépare! C’est ce que va dire le prêtre.

Tout de suite après la lune de miel, je commencerai par prier Notre-Dame du Perpétuel Secours pour qu’elle m’apporte vite cette mort du couple que la loi appelle DIVORCE!”

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