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« De Nadal à Saint Rafael »

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Après 3 heures et 31 minutes de jeu sous le soleil Parisien, Nadal se tient encore debout sur le court. Il y centre l’attention du monde pour la neuvième fois sur son humble personne. Comment le fait-il? Une personne peut–elle autant repousser ses limites? Les barrières que nous nous posons, ne sont–elles qu’illusions? Ou seraient-elles juste les siennes?

Au début des Internationaux de France nous savions quel serait le probable tableau final de cette quinzaine, « un classico » entre Novak le serbe et Nadal, l’ogre. Ce duel tant espéré serait promesse de beau jeu, d’engagement, de lutte, d’abnégation. Nadal et Djoko sont des « winners » et ils préféreraient mourir que de perdre mais « dura lex sed lex », un des deux devait s’incliner. Une citation de Nadal résume bien son état d’esprit « Ce n’est pas que j’aime gagner mais je déteste par-dessus tout perdre »

Roland-Garros a été long, et terne dans l’ensemble. Mais tout un chacun attendait la rencontre finale sur le court central communément appelé « Le Chatrier ». Djokovic, ayant remporté leurs 4 dernières confrontations, avait un certain ascendant sur l’ibère. Les déclarations d’avant-match du serbe laissaient supposer qu’il serait en mesure cette fois de gagner à Paris. Le match commençait sur les chapeaux de roue pour « Nole ». Il remporte le premier jeu et le premier set. Le guerrier espagnol mettait l’effort qu’il fallait mais beaucoup trop de ses coups étaient imprécis. Il n’a pas pu débreaker Djoko à 5 jeux à 3.

Deuxieme set, Nadal se lâche. Peu à peu, il a pris les rênes du second set grâce à un jeu plus incisif, plus agressif et grâce à la canicule qui a eu beaucoup plus d’effet sur le rendement du serbe. Les deux meilleurs joueurs mondiaux se livraient bataille coup pour coup mais on sentait que Nadal avait pris l’avantage. Il jouait libéré de la pression qui l’avait habité jusque-là. L’usure physique de Novak allant crescendo, la victoire de Rafa se dessinait progressivement. Le deuxième set en poche, « the rest is history » comme disent les anglo-saxons.

Le troisième se solda sur un cinglant 6/2 pour Rafa et la double faute de Nole sur son service à la fin du quatrième set ferma le livre de Roland-Garros 2014 avec la victoire du taureau de Manacor. Il inscrivait ainsi son nom sur les tablettes parisiennes encore une fois. Au vu de sa réussite et de sa constance sur le circuit depuis une dizaine d’année, l’église du tennis devra un jour le canoniser Saint Rafael tant ses exploits dépeignent un miracle.

Aucun joueur n’avait remporté neuf fois le même grand chelem! Avec désormais 14 tournois majeurs à son actif, Rafa n’est qu’à trois unités d’un certain Roger Federer… Et à seulement 28 ans l’ibère a encore de beaux jours de tennis devant lui pour espérer marquer un peu plus les esprits et être considéré comme meilleur joueur de l’histoire à la fin de sa carrière. Roland-Garros s’est terminé sur un match d’anthologie entre Rafa et Nole. Toni Nadal, oncle et entraineur du numéro 1 mondial a déjà les yeux rivés sur 2015 et espère que son protégé pourra remporter comme l’illustre club de foot de la capitale espagnole « sa décima ». Seul l’avenir nous dira le reste…

Commentaires

Emmanuel Vilfort
Amoureux de sport et de foot en particulier , l'écriture constitue pour moi un exutoire et un incroyable moyen de partage.

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