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Opinion | Comment freiner la chute de la gourde face au dollar ?

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Il convient de s’aventurer hors des sentiers battus

Depuis plusieurs mois, en particulier depuis le début de l’épidémie du Covid-19, la chute de la gourde face au dollar crée la panique. Entre les entreprises, qui voient leurs coûts de production augmenter relativement (car elles importent la majeure partie des matières premières et sont généralement obligées de payer l’acquisition des facteurs de production en dollars) et les ménages qui voient leur pouvoir d’achat diminuer considérablement (la plupart des biens et services consommés par ces ménages étant importés, la volatilité du taux de change peut affecter les prix de ces biens et services, en raison des ajustements réalisés par les entreprises à cause de l’augmentation des coûts de production), la situation semble se détériorer.

Les médias en parlent constamment, les utilisateurs des réseaux sociaux s’en plaignent, les économistes argumentent et « contre-argumentent », chaque groupe essayant d’alarmer le plus que possible ou tentant d’expliquer la dégringolade.

Lire aussi: Comprendre le taux de change et pourquoi il est aussi instable en Haïti

Cependant, il y a un autre fait remarquable : très peu de propositions concrètes et complètes ont été présentées jusqu’à présent. Que ce soient les autorités financières, que ce soient les économistes de notoriété ou en herbe, peu de personnalités ont réfléchi sur un ensemble de mesures intégrées pour stabiliser le taux de change, prévoir et/ou éviter une prochaine crise. Tout en n’étant qu’une ébauche d’une solution totale, cet article est écrit dans l’objectif d’essayer de combler ce vide.

Dans un premier temps, nous reviendrons sur les principales tentatives de recommandations faites par pratiquement tous ceux qui sont intervenus sur le sujet. Nous montrerons qu’elles n’offrent pas forcément de solutions si elles sont prises de manière isolée, ou qu’elles ne garantissent pas forcément les résultats souhaités de la manière dont elles sont formulées. Dans un second temps, nous présenterons une ébauche de plan de stabilisation de change qui prend en compte non seulement des mesures structurelles, mais aussi des mesures immédiates. Il convient de mentionner que ce plan n’est pas exhaustif.

Mythes et mauvaise compréhension

Dans les différentes interventions sur la question du change, deux recommandations reviennent assez souvent :

1-Pour garantir une stabilité du taux de change, il faut augmenter la production locale

Proposer d’augmenter l’offre domestique de biens et services pour stabiliser le change vient de l’idée que l’augmentation de la production permettra de réduire le niveau d’importations de biens et services, en particulier l’importation des produits agricoles/alimentaires.

En effet, en 2018, les importations s’élevaient à environ 369 milliards de gourdes (courantes)[i], équivalant à 5,6 milliards de dollars (à un taux moyen de 65 gourdes pour 1 dollar). De ces 5.6 milliards de dollars, 18 % représentaient des importations de produits alimentaires. Ceux qui font la recommandation d’accroître la production pour freiner la hausse du taux de change espèrent que cette production va compenser ces parts d’importations en particulier et ainsi réduire la pression exercée sur le dollar. Malheureusement, cette conclusion est erronée dans la mesure où elle n’est pas forcément vraie. Pourquoi?

Pour remplacer les importations de biens et services (en particulier de biens alimentaires) par une offre domestique, le niveau de production de masse nécessaire va provoquer à court et à moyen terme une hausse encore plus élevée des importations. En effet, pour arriver à ce niveau de production, il faudra importer beaucoup plus de matières premières (que l’économie haïtienne ne produit pas forcément), beaucoup plus de matériels et d’équipements (pour avoir une agriculture mécanisée ou monter des usines de transformation par exemple), et parfois beaucoup plus de ressources humaines (si les types de formation disponibles ne sont pas en adéquation avec les besoins de production). En d’autres termes, à court et moyen terme, l’augmentation de l’offre domestique ne garantit pas une réduction des importations (et conséquemment, ne garantit pas une pression moindre sur le dollar).

À long terme, une augmentation de l’offre domestique de manière générale peut conduire à une réduction des importations (et par conséquent moins de pression sur le dollar), dans la mesure où :

  • L’offre de biens et services domestiques est diversifiée (au lieu de produire des biens agricoles et d’habillement essentiellement, l’économie commence aussi à fabriquer des broyeurs, des tracteurs, des tissus, des pièces de rechange pour les usines, etc.)
  • Les biens et services produits sont de plus en plus sophistiqués (ce qui permet de réduire de manière substantielle la valeur des importations, lorsque l’on n’importe plus ces biens et services)
  • Les matières premières sont disponibles/produites au niveau domestique ou leur valeur n’augmente pas de manière considérable (si le gypse, le clinker ou l’alumine n’est pas disponible localement, il faudra l’importer pour produire du ciment par exemple).

2-Pour stabiliser le change, il faut réduire le déficit budgétaire

En 2018, le financement total de l’administration centrale était de 35,3 milliards de gourdes. Les économistes attribuent généralement la volatilité du taux de change de 2018 à ce déficit aussi. Ce qui est probablement vrai. Cependant, l’erreur est de penser qu’il faut nécessairement réduire le déficit budgétaire pour stabiliser le change ou qu’en rationalisant les dépenses, l’on puisse réduire la pression sur le dollar. Ce qui n’est pas totalement vrai.

La première chose à savoir est qu’un déficit budgétaire n’est pas forcément un problème. Il ne l’est pas si les dépenses supplémentaires qui étaient à l’origine de ce déficit étaient des dépenses productives (financer la construction d’un barrage, financer la mise en place d’une usine, passer des commandes publiques pour offrir des débouchés aux producteurs domestiques par exemple).

 OP-ED: Le taux de change n’est pas le vrai problème d’Haïti

Il peut devenir un problème si ce déficit dépasse un certain niveau : ce qui peut coïncider avec des niveaux de dettes non soutenables. Ainsi, un déficit budgétaire peut être une bonne chose pour une économie si ces dépenses supplémentaires permettent de la redynamiser. Dans ce sens-là, réduire ce déficit (implicitement réduire ces dépenses) peut causer plus de dégâts.

La seconde chose à savoir est que rationaliser les dépenses, dans le sens de réorienter les ressources vers des dépenses d’investissement, ne garantit pas une pression moindre sur le dollar. Une administration qui décide de financer de moins en moins de programmes sociaux pour financer des infrastructures aéroportuaires ou agricoles par exemple peut se retrouver dans l’obligation de dépenser plus, peut nécessiter plus de devises pour passer certaines commandes publiques et faire encore plus de pression sur le dollar.

En considérant le fait que ces deux principales recommandations sur le change sont énoncées généralement de manière erronée, que faut-il vraiment faire pour réduire la volatilité de ce taux ?

Une solution d’ensemble et non des mesures isolées

L’une des erreurs répétées des autorités financières dans le cadre de leur tentative pour freiner la chute de la gourde face au dollar est de prendre des mesures isolées, qui bien évidemment n’ont aucun effet, compte tenu des autres facteurs de risques de volatilité non considérés dans ces décisions. Ainsi, il s’agit de faire des opérations d’open-market une fois, chercher à dédollariser une autre fois, ajuster les coefficients de réserves parfois. Ce qu’il faut, c’est avant tout une stratégie d’ensemble sur la question du change.

Il est présenté ici une ébauche de cette stratégie, avec des mesures qui doivent suivent une chronologie précise pour garantir l’efficacité.

  • En suivant les analyses précédentes, il est préférable de chercher à augmenter de manière continue l’offre de biens et services exportables et de diversifier cette offre en produisant de biens plus complexes/sophistiqués.

D’une part, il s’agit non seulement d’exporter encore plus de textiles, plus d’huiles essentielles et plus de mangues (qui sont les principales exportations), mais aussi de chercher à exporter d’autres produits/services pour lesquels Haïti a ou devra créer un avantage compétitif (aller par exemple vers une offre de produits bio qui constituerait un certain avantage pour Haïti compte tenu de la qualité de ses terres cultivables et de la demande mondiale croissante pour ces produits). Cela implique aussi de rechercher d’autres partenaires commerciaux et s’ajuster par rapport aux besoins de ces partenaires. En augmentant l’offre de biens et services exportables, l’économie cherche à augmenter les rentrées de devises et ainsi financer les besoins en devises.

Produire des biens plus sophistiqués est aussi nécessaire dans la mesure où plus les biens produits sont complexes, plus ils créent de la valeur ajoutée et plus ils bénéficient à l’économie qui les exporte[ii] (en augmentant les termes de l’échange). Ainsi, en produisant et exportant des matelas, des parfums au lieu d’exporter essentiellement des produits d’habillement et du vétiver, Haïti peut augmenter l’offre de devises. De même qu’en produisant et exportant aussi des produits plastiques (cartons, bouteilles), des produits minéraux (détergents, produits capillaires) et des produits transformés (céréales), les gains de devises augmenteraient. Cette même réflexion est valable aussi pour l’exportation de certains services, en particulier en développant les industries liées au “Business Process Outsourcing” (BPO)…

Empêcher que des particuliers puissent avoir des comptes en dollars

En 2019, les dépôts en dollars représentaient environ 214 milliards de gourdes (près de 57 % de l’agrégat M3). De ces 214 milliards, près de 55 % étaient placés dans des comptes d’épargne et sous forme de dépôts à terme.

Deux faits doivent être mentionnés ici.

D’abord, ces chiffres illustrent parfaitement le système monétaire dual de l’économie haïtienne.

Lire également:Pourquoi la gourde perd-elle autant de valeur ces temps-ci ?

Ensuite, les dépôts en dollars constituent un outil parfait de thésaurisation de la devise et limitent ainsi l’offre de cette devise sur le marché. En effet, un particulier peut placer une somme en dollars sur un compte et laisser celui-ci inactif pendant des années pour ensuite faire de la plus-value. Cette démarche s’apparente à de la spéculation. En éliminant la possibilité pour ces particuliers de posséder des comptes en dollars, l’on essaye de garantir une offre plus élevée de devises.

Pour garantir une reconversion souple de ces devises et éviter des pertes de valeurs pour les particuliers, les autorités monétaires devront fixer un taux de change, dont la valeur est plus élevée comparativement à la valeur modale des taux pratiqués par les banques au moment où la décision est prise. Cette mesure peut être appliquée de manière graduelle pour permettre une transition douce.

Dans le souci d’éviter que cette mesure ait des impacts négatifs graves, en particulier en ce qui concerne les pressions inflationnistes, les Autorités monétaires devront aussi ajuster de manière graduelle les coefficients de réserves obligatoires sur les dépôts en gourdes. En effet, avec la reconversion, la demande pour la monnaie locale augmentera de manière rapide et probablement substantielle. En révisant les coefficients, les Autorités chercheront à amortir le choc et les impacts sur les prix.

Imposer une nouvelle taxe sur certains capitaux sortants (placements/dépôts dans des banques étrangères)

La reconversion des comptes en dollars va probablement pousser certains particuliers à placer leurs avoirs dans des institutions financières étrangères.

Pour freiner cette fuite de capitaux et/ou en tirer une partie pour le financement de l’économie, les autorités monétaires devront dans un premier temps imposer une nouvelle taxe sur les capitaux placés à l’étranger. Bien entendu, il conviendra de préciser quels types de capital sera touché. Dans un deuxième temps, les autorités pourront limiter les dépôts de particuliers et des entreprises dans les institutions financières non locales si cela est nécessaire. Cela découragerait les détenteurs de ces capitaux à les placer en dehors du système financier haïtien et permettrait à ce qu’une partie de ce capital dynamise l’économie haïtienne.

Permettre aux entreprises d’avoir des comptes en dollars, mais avec certaines conditions

Pour les besoins de transactions commerciales, dans le souci de faciliter les échanges, faciliter certaines importations (l’importation des produits pétroliers par exemple, qui représentaient 20 % des importations en 2018), l’on permettra aux entreprises d’avoir des comptes en dollars. Cependant, ces entreprises devront avoir une partie de leur trésorerie en gourdes dans certains cas. Les parts de trésorerie en gourdes pourront être ajustées par les autorités monétaires, après discussions avec les différents acteurs concernés (à travers les regroupements patronaux).

Décourager la longue inactivité des comptes en dollars

Puisque seules les entreprises peuvent avoir accès à des comptes en dollars, elles pourraient être enclines à thésauriser pour spéculer ensuite sur le dollar. Pour éviter que ces devises soient thésaurisées pendant trop longtemps, les autorités monétaires prendront deux types de mesures :

  • Premièrement, elles autoriseront les institutions commerciales à prélever des frais régulièrement sur tous les comptes en dollars qui resteront inactifs pendant une durée bien déterminée…
  • Secondement, si cette période d’inactivité se prolonge, les autorités monétaires exigeront aux institutions financières de convertir régulièrement une partie du montant disponible en monnaie locale.

Ces mesures permettent aussi de réduire le niveau de capitaux financiers dormants dans le système bancaire:

Exiger que toutes les transactions réalisées sur le territoire soient en monnaie locale (en ayant une considération particulière pour les extraterritorialités)

L’arrêté du 28 février 2018 « portant obligation de libeller les transactions commerciales sur le territoire dans la monnaie nationale » n’avait eu aucun impact pour plusieurs raisons.

D’une part, il n’était pas appliqué à la lettre sur tout le territoire. Certaines entreprises continuaient d’afficher leur prix en dollars. Faute d’inspections par les autorités commerciales et faute de sanctions, son application était restée partielle.

Lire enfin: Les bureaux de transfert décident le taux de change et payent en gourde. C’est du vol!

D’autre part, les transactions importantes sur certains marchés (tels que l’immobilier) étaient réalisées en dollars, la plupart d’entre elles n’étant pas rapportées. Pour louer une maison ou acheter un terrain, les vendeurs exigeaient des dollars.

En exigeant que toutes les transactions soient en monnaie locale, l’on doit s’assurer aussi que des restrictions ne sont pas imposées aux consommateurs pour les obliger à utiliser des devises. Un système de rapport et de plainte peut être mis en place pour identifier les entreprises et particuliers qui exigeraient aux consommateurs d’avoir des dollars pour réaliser une transaction.

Exiger une justification lorsqu’un particulier veut acquérir une certaine quantité de devises

Si les transactions au niveau de l’économie doivent être réalisées en gourdes, et si les particuliers ne peuvent disposer de comptes en dollars, il n’y a plus aucune raison apparente pour acquérir des sommes importantes de dollars. Même dans le cas où ce serait possible, pour un certain montant, l’institution financière devra demander aux concernés de justifier l’acquisition de ces devises.

Cette mesure permet ainsi d’éviter une baisse de disponibilité en raison des transactions effectuées en cash, en particulier dans le cadre du commerce frontalier. Elle permet aussi d’éviter que les particuliers thésaurisent des montants importants de dollars, avec des intentions de spéculation sur le moyen terme.

Imposer le taux de référence pour toutes les transactions de change

Les autorités monétaires exigeront que toutes les transactions de change soient réalisées à partir du taux de référence, en laissant aux institutions financières la possibilité d’afficher des taux avec une certaine marge. Les limites de cette marge pourront être ajustées par les autorités en fonction des besoins et ne devraient pas dépasser, dans les circonstances normales, plus d’une dizaine de centimes.

Ainsi, les banques auraient la possibilité de pratiquer des taux différents entre elles, sans pour autant avoir le pouvoir de faire grimper le taux de change à un rythme accéléré.

Pour que cette mesure soit efficace, il est aussi important que les autorités modifient la méthode de calcul des taux de référence. En effet, au lieu d’utiliser la moyenne pondérée des taux pratiqués par les institutions financières le jour précédent, le taux de référence serait la valeur minimale des taux affichés le jour précédent. Ainsi, l’on évite doublement des augmentations drastiques du taux de change.

Limiter le spread

Pour éviter que les institutions financières ne s’adonnent à une forme d’exploitation des clients (qui seront principalement les entreprises), il est important de limiter le spread entre les taux à la vente et les taux à l’achat. La limitation aurait pour effet, d’une part, d’éviter les pertes de valeurs pour les transactions réalisées sur la même période, d’autre part, elle réduit les gains de change des institutions financières, qui constituent l’une des premières incitations à la spéculation.

En réalité, les transactions de change étant une activité secondaire des banques a priori, il est aussi question de les décourager à les considérer comme une activité essentielle pour la modernisation, voire la survie de l’institution financière. Une banque ne peut pas se focaliser sur les gains de change pour stabiliser ou augmenter son niveau de profit.

Imposer une taxe à 2 niveaux sur les gains de changes

En ce qui concerne les gains de changes, il faut dire que dans le système bancaire haïtien, ils constituent de fortes incitations à la spéculation. Au premier trimestre de l’année 2020, les gains de changes au niveau du système bancaire haïtien (493 millions de gourdes environ) représentaient près de 40 % des bénéfices nets réalisés au niveau du système (1,24 milliard de gourdes). Deux banques à elles seules (Unibank et Sogebank) ont amassé environ 64 % de ces gains. Les gains de change de la Unibank représentaient même 170 % de ses bénéfices nets pour la même période. En d’autres termes, sans les gains de change, la Unibank serait en situation de perte nette sur la période. Le change est apparemment devenu une activité principale pour ces banques.

Compte tenu de ces éléments, les risques de voir les banques et autres institutions financières spéculer pour gagner encore plus sont élevés, en particulier si elles ne sont pas punies : c’est dans la logique même de la rationalité. Pour réduire cette incitation à la spéculation, les autorités concernées imposeront une taxe à 2 niveaux sur les gains de change :

  • Une taxe de niveau inférieur, lorsque la situation de change est stable au niveau de l’économie. Pour définir la stabilité, les autorités s’entendront sur un niveau de volatilité acceptable.
  • Un taux de niveau supérieur, lorsqu’il y aurait surchauffe, c’est-à-dire lorsque le niveau de volatilité acceptable est dépassé.

Cette taxe ainsi que les autres mesures permettraient de casser toutes formes de tendance à la spéculation.

L’ensemble des actions proposées ici doit être aussi accompagné de mesures pour faciliter l’inclusion financière (développer les paiements mobiles, faciliter l’accès aux cartes de crédit, faciliter le paiement des taxes, droits et impôts en ligne ou à partir de monnaie dématérialisée), tout en encourageant une diversification des produits financiers. Les institutions financières ne seraient plus dans la nécessité de s’appuyer sur des gains de change pour garantir leur niveau de profit, mais plutôt sur les revenus d’intérêts et les autres revenus générés par les autres produits financiers offerts à plus de clients. Il conviendrait aussi de réfléchir sur une stratégie d’intégration des cambistes pour un meilleur contrôle du change.

Ralph Valéry VALIERE

[i] Services des Comptes nationaux, Les Comptes économiques 2017, IHSI

[ii] César A. Hidalgo ; Bailey Klinger; Albert-László Barabási; Ricardo Hausmann (2007), The Product Space Conditions the Development of Nations, Kennedy School of Government (Harvard).

Commentaires

Valery Ralph VALIERE
Économiste, Ralph Valéry VALIÈRE travaille sur les thèmes liés à la promotion économique, la concurrence et d'autres formes d’analyses microéconomiques (comportement, marché…). Amant fou d’Haïti, il recherche les solutions plutôt que de s’attarder sur les problèmes.

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