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Le Centre Pen réagit à l’article de Mitsouca Celestin

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Le Centre PEN Haïti a pris connaissance de l’article publié le 4 septembre 2020 par Ayibopost sous la signature de mademoiselle Mitsouca Célestin, ainsi que de celui posté le même jour par mademoiselle Patricia Camilien sur le blog La loi de ma bouche et qui est un commentaire du premier. Dans son article, Mitsouca Célestin dénonce, entre autres, l’agression sexuelle dont elle et sa compagne de chambre auraient été victimes en 2014, alors qu’elles effectuaient avec d’autres jeunes écrivain.e.s une résidence d’écriture au Centre PEN Haïti. L’auteur des agissements dénoncés est monsieur Dangelo Néard.

L’article en question : OP-ED| Mitsouca Celestin: « Dangelo Néard m’a harcelée »

S’il s’avère que ces accusations sont justifiées, le Centre PEN Haïti regrette infiniment que des jeunes filles aient eu à subir des violences d’une quelconque nature durant une résidence d’écriture en son local. Nous condamnons avec la plus grande rigueur tous comportements, gestes ou paroles portant atteinte à l’intégrité physique et à la dignité des femmes de notre pays et partout dans le monde. Le Centre déplore que ces faits n’aient pas été reportés officiellement à ce moment-là afin qu’ils soient publiquement exposés. Mais la douleur ne saurait être sujette à prescription.

Le Centre PEN Haiti fait partie d’un réseau de centres affiliés au Pen International qui travaillent à promouvoir une certaine idée de la fonction intellectuelle et du rôle privilégié des écrivains dans la démocratie. Dans ce contexte, nous mettons un accent spécial sur le renforcement intellectuel et culturel des femmes en général et de celles qui écrivent, en particulier. Puisque certains des faits incriminés par mademoiselle Célestin auraient eu lieu à l’ancienne résidence du Centre PEN Haïti, nous voulons dissiper toute ambiguïté qui pourrait laisser penser que nous cautionnons le harcèlement et les agressions verbales ou physiques envers des femmes.

Suite aux accusations portées depuis un certain temps contre monsieur Dangelo Néard par le biais des médias et des réseaux sociaux, il appartient aux personnes lésées de saisir la justice et de s’engager dans une démarche permettant que toute la lumière soit faite, en vérité et en sérénité, sur les faits qui lui sont reprochés.

Delmas, le 5 septembre, 2020

Kettly Mars

Présidente

Centre PEN Haïti

Commentaires

Dimitri Vorbe, William… Qu’arrive-t-il à quelqu’un dont le permis de séjour aux USA a expiré?

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