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Ayibolab #1 : Comprendre la guerre entre Belvil, Natcom et Digicel

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Bienvenue au premier épisode d’AyiboLab

Chaque semaine, ce podcast vous plongera au cœur de la rédaction d’Ayibopost. Il vous fera entendre nos journalistes sur le terrain et nous donnera l’occasion de répondre à vos questions. Envoyez vos commentaires et interrogations à hey@ayibopost.com et en commentant nos articles sur Facebook, Twitter ou Instagram.

Pour cet épisode inaugural, nous discutons avec Jameson Francisque. Il revient sur son reportage intitulé : « Digicel et Natcom interdits d’entrer à Belvil ».

Jameson Francique travaille chez Ayibopost depuis décembre 2018. Avant, il était correcteur au journal Le Nouvelliste / Ticket Magazine. Il a étudié la linguistique à la Faculté de Linguistique appliquée de l’UEH et la gestion à l’INAGHEI. A Ayibopost, Francisque écrit à l’intersection entre l’économie et la technologie.

Widlore Mérancourt et Jameson Francisque. Photo : Ayibopost / Frantz Cinéus

Pourquoi ce podcast ?

Chaque mois, il faut compter la création d’au moins un nouveau média sur internet en Haïti. La pluralité des voix ne peut que solidifier la liberté de la presse et servir le public. Il convient de l’encourager.

Cependant, la plupart de ces organisations ne font aucune proposition qui pourrait les différencier des dizaines d’autres déjà sur la toile. Elles rapportent peu ou prou les mêmes choses, questionnent généralement les mêmes personnes et répliquent, en les aggravant, les mêmes tares reprochées à la presse traditionnelle.

La multiplication des médias portait en elle la promesse d’une diversification de la couverture de l’actualité, un foisonnement des sujets, des angles novateurs, l’intervention de nouveaux témoins et d’autres professionnels, des offres éditoriales pointues et uniques… ce qui, corollairement, éclairerait davantage le public avec une « diète d’information » équilibrée, plurielle et approfondie.

Jusqu’ici, la multiplication des médias en Haïti aboutit à l’uniformité et l’insipide conformité.

Les raisons de cet état de fait sont nombreuses et la fameuse question du modèle économique peut expliquer une bonne partie de l’indigence de l’offre. Il faut néanmoins tempérer cette affirmation par un constat : bien des médias ayant les ressources s’y prennent mal. Et ceux qui n’ont déjà pas beaucoup n’optimisent pas le peu de moyens qu’ils détiennent.

Ce qui explique ce podcast.

Nous concevons Ayibopost comme un laboratoire. Avec des milliers de médias à travers le monde et des dizaines d’autres en Haïti, nous cherchons à comprendre comment jouer au mieux notre rôle de contre-pouvoir et d’éclaireur responsable dans un environnement où il demeure plus difficile que jamais de financer de façon éthique et soutenable une presse de qualité.

En cinq ans, nous avons muté, évolué et beaucoup appris.

Nous continuerons sur cette lancée.

Encore mieux : nous allons tenter, échouer et tirer leçons de nos mésaventures. Et tout cela, en vous prenant à témoin.

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Ce podcast nous donnera l’occasion d’introduire nos innovations, d’expliquer nos démarches et de critiquer notre travail.

Pour chaque article publié, nos reporteurs rencontrent plusieurs personnes, passent des dizaines de coups de fil et parcourent plusieurs kilomètres. Chaque semaine, nous restituerons pour vous une partie de cette entreprise d’artisan.

Fort souvent, nous faisons des erreurs. Ou, un gouffre sépare notre intention de l’exécution. Pour mériter votre confiance, nous ne pouvons qu’être implacables avec nous-mêmes, en reconnaissant « publiquement » nos travers et en faisant l’effort de ne pas les répliquer.

Parce qu’au final, Ayibopost doit proposer une offre éditoriale intéressante, unique, exemplaire et utile. Nous voulons vous informer, bousculer vos a priori et comprendre pour vous expliquer. Il s’agit d’une belle aventure humaine. Et vous, notre audience, en faites partie, autant que nous, assis autour de cette table verte dans une salle colorée sur la route de Bourdon à Port-au-Prince.

Widlore Mérancourt
Éditeur en chef

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