ART & LITERATURECULTURE

3 questions à Allenby Augustin, directeur du festival Krik-Krak

0

Nos contes font-ils partie du patrimoine? Du 1er au 3 juin, l’association Akoustik Prod organise aux Cayes la 5e édition du festival Krik-Krak. Et fait de l’imaginaire sa matière première. 

 

1.  Qui êtes-vous Allenby Augustin ?

Je suis né en Haïti le 12 décembre 1983. Je suis un opérateur et spécialiste en management des organisations culturelles.

 

2. D’où vient l’idée du festival Krik-Krak ?

L’idée du festival nous est venue après le tremblement de terre du 12 janvier 2010. On a voulu travailler sur la mémoire et la préservation des traditions culturelles d’Haïti, tandis que tout le monde était occupé à parler de reconstruction, etc. On s’est dit que c’était peut-être aussi le moment de penser à préserver nos traditions. On travaille sur trois principaux thèmes : le conte, la musique et les jeux traditionnels. C’est ainsi qu’on a lancé le festival Krik-Krak pour la première fois en décembre 2010.

 

3. Pourquoi avez-vous choisi les Cayes pour organiser le festival ?

Après le tremblement de terre, Port-au-Prince, Jacmel et Léogane étaient complètement dévastées. On voulait trouver un espace attrayant et capable d’accueillir un évènement d’une telle envergure. La ville des Cayes répondait à ces critères-là. Le Cap aussi, mais il aurait fallu dépenser beaucoup plus en termes de logistique. Du coup, on a choisi les Cayes comme lieu de réalisation de cette grande manifestation culturelle.

Le souci d’Akoustik Prod, c’est la décentralisation des activités culturelles. Les Cayes pourront bénéficier des retombées économiques du festival. Car, de telles activités impliquent la participation d’un grand nombre de personnes, une large consommation et elles ont toujours un impact positif sur l’économie d’un pays.  Toutefois, ce que nous souhaitons le plus, c’est que la ville puisse bénéficier de certaines retombées culturelles. En ce sens que les jeunes Cayens puissent replonger dans les traditions. Déjà, on peut parler de retombées, puisque la plupart des conteurs qui participeront au festival cette année, ont été formés lors de nos précédentes éditions. Du coup, en termes d’évolution et d’impact positif,  le festival dispose aujourd’hui de ressources locales pour assurer cette rubrique. Pour pérenniser cette initiative, un atelier de conte sera assuré cette année par Paula Clermont Péan. Ainsi, les jeunes qui vont y prendre part pourront jouer sur scène l’année prochaine.

Commentaires

Le fondateur de Mediapart partage avec nous sa vision du journalisme

Article Precedent

Cinq titres en folie, ce que nos livres disent de nous

Article Suivant

Comments

Comments are closed.

#ReteBranche : Pour ne rien rater, inscrivez-vous à la lettre Ayibopost