POLITIQUE

Les choix électoraux en RD n’enchantent pas les Dominicains d’ascendance haïtienne

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Plusieurs Dominicains d’ascendance haïtienne rencontrés par AyiboPost n’en reviennent toujours pas de la manière dont se sont déroulées les quatre dernières années

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Ils sont une petite dizaine dans une salle du Centro Montalvo ce mercredi 15 mai 2024.

Ces cadres de Reconoci.do, un mouvement de jeunes Dominicains d’ascendance haïtienne, ne sont pas en train de tenir une réunion politique de si bon matin.

De préférence, ils organisent à Santo Domingo une formation en leadership à la Calle Josefa Brea.

Dans les rues de la capitale, l’ambiance est aux «Caravañas electorales».

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Malecon de Santo Domingo (Dimanche 13 Mai 2024) Journée de caravane électorale dans plusieurs provinces du pays du Parti présidentiel, le PRRM. | © Pierre Michel Jean

Plusieurs millions d’électeurs Dominicains se rendront aux urnes pour élire ou réélire leurs représentant.e.s politiques ce dimanche 19 mai. Ils doivent voter pour un duo exécutif (Président et Vice-président), 32 sénateurs et 190 députés.

Les sondages laissent très peu de place au doute. Ils confirment des tendances déjà observées lors des élections municipales de février dernier : une nette avance du parti du président Luis Abinader, le «Partido Révolutionario Moderno» (PRM).

Durant son premier mandat entamé en 2020, le Chef d’État dominicain — qui cherche sa réélection — n’a manqué aucune occasion pour exacerber les tensions entre les deux pays.

En témoignent : la construction d’un mur à la frontière, la crise du canal de Ouanaminthe, les déportations massives d’immigrés haïtiens en violation au traité bilatéral de décembre 1999, le refus de transit pour les voyageurs haïtiens, etc.

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Camion de militaires dominicains venant relever d’autres militaires à la frontière dominicano-haitienne au point de Pittobert, quelques mètres en face du canal haïtien en train de se construire. (19 septembre 2023)

La petite dizaine de cadres de Reconoci.do poursuit ses activités, comme si pour eux l’exercice du 19 mai représentait très peu d’enjeux.

L’usage politique du discours anti-haïtien durant la campagne électorale ne suffit pas pour expliquer le désamour des Dominicains d’ascendance haïtienne avec la politique de leur pays.

L’histoire récente regorge de séquences inconfortables et douloureuses.

Comme en 2013 lorsque le Tribunal constitutionnel dominicain (plus haute juridiction judiciaire du pays) a dénationalisé rétroactivement des générations de Dominicains d’ascendances étrangères remontant jusqu’à 1929 avec sa « Sentencia 168-13 ».

La décision avait ainsi rendu apatrides des centaines de milliers d’individus, majoritairement des Dominicains nés de parents haïtiens.

Il avait fallu plusieurs mois de plaidoyers des ONG et une forte pression de la communauté internationale pour que le président de la République Dominicaine d’alors, Danilo Medina du PLD (Partido de la Liberación Dominicana), se décide enfin à prendre des mesures.

Une loi — la 169-14 — sera donc adoptée pour réintégrer plus de 200 000 nationaux Dominicains discriminés par la jurisprudence du Tribunal constitutionnel.

Neuf années après la fin du Plan national de régularisation des étrangers (PNRE) qui devait leur permettre de retrouver leur nationalité, les problèmes de papiers perdurent pour beaucoup et le traumatisme reste entier.

Plusieurs Dominicains d’ascendance haïtienne rencontrés par AyiboPost n’en reviennent toujours pas de la manière dont se sont déroulées les quatre dernières années.

L’histoire récente regorge de séquences inconfortables et douloureuses.

En plus d’avoir voté pour le PRM, beaucoup d’entre eux ont milité personnellement auprès de leurs amis et des membres de leur famille pour faire élire Luis Abinader en 2020.

Isidro Berique, cadre de Reconoci.Do et aujourd’hui coordonnateur adjoint de la province de San Pedro de Macorís pour le même mouvement, se souvient avoir fait du porte-à-porte dans son quartier pour promouvoir le PRM.

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Isidro Berique est né de parents haïtiens dans la province de San Pedro de Macoris. Il a commencé à militer pour avoir des papiers en règle et rentrer à l’université. Plus tard, il rejoindra d’autres personnes dans la même situation pour créer Réconocido. En 2020, Isidro était particulièrement confiant quant au fait que la mandature du PRM serait différente et que Luis Abinader corrigerait les anomalies laissées par le PLD.

«Nous étions en train de nous battre depuis 2010 pour l’obtention de nos droits civiques contre une administration et un gouvernement dominicains, d’abord menés par Leonel Fernández, puis par Danilo Medina du PLD. J’ai cru que ce serait différent avec le PRM, que notre situation allait évoluer dans le bon sens », explique le jeune homme avec une pointe d’amertume dans la voix.

D’autres Dominicains d’ascendance haïtienne, comme Eduardo Francisco, de la province de La Romana, avaient voté pour le PRM par conviction.

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Eduardo Francisco est né et a grandi dans un batey de Seibo en République Dominicaine. Ses deux parents sont de la Région de de Sud-Est en Haïti. Le travail d’activiste et de militant socialiste d’Eduardo l’a amené à visiter plusieurs fois Haïti.  Il a travaillé pendant longtemps avec le Centre Culturel Dominico-Haïtien (CCDH), l’une des premières structures créées par les Dominicains d’ascendance haïtiens en terre voisine.

Du haut de ses 67 ans et avec une longue histoire dans les mouvements et partis socialistes dominicains, le candidat Luis Abinader lui avait semblé être proche de ses idéaux.

«Je suis allé à un de ses rassemblements qui se tenait dans ma ville lors de la primaire du PRM. Sa position sur les droits humains m’intéressait beaucoup et, en plus, il se réclamait des idéaux de Peña Gomez (ancien maire noir de Santo Domingo). J’ai convaincu plusieurs personnes de voter pour lui », rajoute Francisco, qui regrette visiblement d’avoir fait du zèle.

Aujourd’hui, Francisco dénonce la situation de quasi-mort civile dans laquelle se retrouvent certains de ses compatriotes Dominicains d’ascendance haïtienne.

Les Dominicains d’ascendance haïtienne paient le prix des crises entre les deux pays.

Lire aussi : Perspective | Les racines des tensions entre Haïti et la République Dominicaine

Avocat et professeur, Felipe Fortinez, né de parents haïtiens, est originaire d’un batey de Monte Plata.

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Felipe Fortines est avocat et aussi un des membres fondateurs de Reeconoci.do. Ces deux parents l’ont mis au monde dans un batey à La Agua dans la province de Monte Plata. La mère de Felipe était déjà Dominicaine d’ascendance Haïtienne. Aujourd’hui Felipe a le sentiment qu’il est enregistré dans un registre différent de celui des autres Dominicains qui n’ont pas de filiation avec Haïti. “La peur est perpétuelle, j’ai l’impression que même dans 30 ans il est possible que l’administration pourrait me dire que ma nationalité dominicaine n’était pas avérée.”

«Parfois, j’ai l’impression que ces situations sont pires pour nous Dominicains, en comparaison aux Haïtiens qui vivent ici», dit Fortinez.

«Les ressortissants d’Haïti pourront toujours rentrer chez eux s’il y a besoin. Mais notre chez nous, c’est ici. Donc, quand il y a des campagnes de haine contre les noirs, contre les Haïtiens, nous sommes au milieu et nous subissons tout», continue Fortinez.

Le ressentiment transparaît effectivement dans le débat public. «Dès qu’ils ont un rapport avec Haïti, même les sujets ordinaires prennent des proportions extraordinaires», observe Fortinez.

«La thématique haïtienne est vraiment l’une des variables d’ajustement pour les politiques ici », poursuit Felipe, qui milite avec Reconoci.Do.

Pendant la crise du canal, les influenceurs nationalistes et autres groupes extrémistes se sont déchaînés à travers les réseaux sociaux.

Lire aussi : «Kanal la Pap Kanpe», un des plus importants mouvements de solidarité populaire d’Haïti

«Les Dominicains d’ascendance haïtienne sont amalgamés aux sans-papiers haïtiens et ce groupe une fois désigné est traité de toutes les invectives. Des personnalités comme Yavira Marte, influenceuse anti-haïtienne sur les réseaux, sont devenues de plus en plus actives sous la présidence de Luis Abinader», révèle Eduardo Francisco, égrenant un à un les noms des nationalistes et les propos injurieux qu’ils tiennent.

Elections en republique dominicaine

Commentaire anti-haitien  sur Facebook : «Si ce type est Dominicain, je suis Russe»

Le traitement à accorder à Haïti semble faire consensus parmi les trois formations politiques qui arrivent en tête des sondages et des intentions de vote en République dominicaine (PRM, PLD et FP).

Un changement radical a été remarqué dans la politique de la République Dominicaine vis-à-vis d’Haïti à partir de la mort du président Jovenel Moïse en juillet 2021, selon des observateurs.

«Presque unanimement, la classe politique a pensé qu’elle devait prendre des mesures drastiques par rapport à Haïti», raconte Edwin Paraison, Directeur exécutif de la Fondation Zile et observateur de longue date de la politique dominicaine.

Du coup, continue Paraison, «la question de la migration haïtienne est redevenue au-devant de la scène, et il s’en est suivi l’éclosion de groupes de pression dans les quartiers pour déloger des immigrants haïtiens, les déportations massives, etc. Tout cela dans une sorte de laxisme et d’omerta des autorités et des politiques». 

Au moins 28 partis politiques avaient signé en octobre 2023 un pacte proposé par la présidence pour un consensus politique autour de la crise en Haïti : le «Pacto de Nacion por la crisis Haitiana». Cela s’est déroulé dans un contexte qui fragilise encore plus la situation des immigrés et des travailleurs haïtiens sans papiers, où ils sont régulièrement victimes d’exactions, de déportations irrégulières et d’abus des autorités de la République dominicaine.

«Les rapports de dénonciations ou faisant état de ces graves violations des droits humains des autorités dominicaines, faits par des organismes tels qu’Amnesty International, sont contestés en chœur par la classe dominicaine», regrette l’ancien ambassadeur d’Haïti en République dominicaine, Edwin Paraison. «Et ceci, même si les faits sont prouvés et documentés, les plus hautes figures de la vie politique se succèdent dans les médias pour contester les rapports».

Lire aussi : Les déportations de Luis Abinader entravent l’image et l’économie dominicaines

Les Dominicains d’ascendance haïtienne ne représentent cependant pas un bloc politique monolithe. Leur vote, d’après Edwin Paraison, est «très dispersé».

«Dans les communautés des Dominicains d’ascendance haïtienne qui peuvent exercer ce suffrage, chacun des grands partis a su capter une partie de leur adhésion. Cette diversification fait que l’impact de ce vote est moins important», explique l’ancien diplomate.

Cette observation diffère largement de la tendance des années 1990, selon des analystes.

«Une majorité des Dominicains de cette communauté était liée au PRD (Partido Revolucionario Dominicana) à l’époque», selon Paraison. Sans doute, analyse l’ancien diplomate, à cause de son leader Jose Francisco Peña Gomez. L’ancien Maire de Santo Domingo parlait souvent d’un Colchón de vote (réserve de vote). Puisque noir Peña Gomez était souvent assimilé à Haïti et aux Haïtiens.»

 Aujourd’hui le PRD, ancien parti du leader charismatique dominicain mort en 1998 se remet difficilement du dernier schisme qui a accouché le PRM.

Aux élections municipales de février 2024, le parti était seulement crédité d’un score de 2,87 % des suffrages exprimés. Des résultats qui ne découragent pas Epifania St-chals, fille de cañeros haïtiens native de Santa Cruz dans la province de Seibo et qui a toujours milité pour le PRD.

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Epifania St-Chals est née dans la municipalité de Santa Cruz de Seibo. Son père arrivé en République dominicaine en 1959 et sa mère en 1962 bénéficieront de cartes de travailleurs de l’administration de l’usine pour laquelle ils ont travaillé. Ces précieux sésame justifieront aux yeux de la justice dominicaine que les parents d’Epifania n’étaient pas en transit/ des illégaux au moment où ils l’ont mis au monde.
Ces précieux sésames justifieront, aux yeux de la justice dominicaine, que les parents d’Epifania n’étaient ni en transit ni illégaux au moment où ils l’ont mise au monde. Quoique non affectée par la “sentencia 168-13”, Epifania a choisi de militer avec ses compatriotes Dominicains pour une reconnaissance pleine et entière de leur nationalité dominicaine.

«Jamais je n’ai cru dans le PRM», dit St-Chals. «Je savais que ceux qui forment ce parti aujourd’hui étaient à la base de la scission avec le PRD. Pour moi, Luis Abinader était bien quelqu’un de conflictuel», explique cette activiste qui milite avec Reconoci.Do et avec les anciens travailleurs braceros haïtiens pour leur pension.

Selon cette dernière, Abinader a «utilisé la question des Dominicains sans papiers durant sa campagne à des fins purement électoralistes. Il s’est révélé être le président le plus discriminant et le plus anti-haïtien qui soit». 

Pour ce qui est du vote de cette catégorie de Dominicains discriminés, l’avocat Felipe Fortinez affirme ne pas croire pour l’heure à une motivation essentiellement identitaire.

«Les Dominicains nés de parents haïtiens, pour une majorité d’entre eux, vivent la campagne électorale avec la même passion que le reste du pays», selon Fortinez.

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Le quartier général du Parti Fuerza del Pueblo mené par Leonel Fernandez, ancien président de la République dominicaine (1996-2000, 2004-2012). Beaucoup de Dominicains d’ascendance Haïtienne lui attribue la responsabilité de la situation de mort civile dans laquelle ils se sont trouvés il 11 ans.

«Le jour du vote, poursuit l’avocat Fortinez, ils seront nombreux à oublier les déboires des 4 années écoulées. Ils souffrent du contexte, mais ils partagent en grande partie le même vécu que le reste de la population dominicaine. Ils ont en commun une même manière d’appréhender certaines choses.»

Il demeure difficile de revendiquer son ascendance haïtienne en politique en République Dominicaine.

«C’est un petit pays, et dans une province comme La Romana, les Dominicains nés dans les bateyes (campements de travailleurs) se connaissent entre eux», explique Eduardo Francisco.

«Si un Dominicain d’ascendance haïtienne qui se représente en politique revendique cette identité, on peut être sûr que les nationalistes lui tomberont dessus immédiatement», déclare Francisco.

Le militant cite nommément trois magistrats dominicains nés de parents haïtiens dans la région Sud-Est. Une visite des pages Facebook des élus soupçonnés d’être Dominicains d’ascendance haïtienne montre que leur non-revendication de cette identité ne les exempte pas des propos racistes et anti-haïtiens de la part des nationalistes.

Jose Frnancisco Pena Gomez

Jose Francisco Pena Gomez face aux commentaires anti-haïtiens sur les réseaux sociaux.

Candidat dominicain d’origine haïtienne face aux commentaires anti-haïtiens sur les réseaux sociaux.

Elections en république dominicaine

Commentaire anti-haïtien sur les réseaux sociaux : «Un autre candidat haïtien de Luis Abinader»

Une autre stratégie est-elle possible ?

Ramòn (Britus) Briti veut le croire.

En tant que leader communautaire dans la municipalité de Villa Hermosa, Briti est né d’un père haïtien et d’une mère dominicaine. Il espère, avec son mouvement politique (RD+), unir ses compatriotes en 2028 sur la base d’autres ressorts et leitmotiv que celui de l’anti-haïtianisme.

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Ramòn Leoliano Briti est houngan et propriétaire du Gaga Resignado/Reziye à villa Hermosa (La Romana). Ramòn croit que les Dominicains d’ascendance haïtienne se doivent d’entrer en politique et peser pour changer les choses par eux-mêmes.

«Le système éducatif dominicain, avant même les nationalistes, bloque les Dominicains d’ascendance haïtienne», observe Briti.

L’éducation ne permet pas à ces Dominicains «d’accepter cette identité, donc beaucoup, en plus de ne pas la revendiquer ou même de dire leur origine, préfèrent vivre dans le déni de cette identité. C’est ce que nous devons changer aussi», martèle celui qui est Houngan et chef du Gaga Resignado/Reziye.

Ramòn assume son identité multiple. Il se revendique Dominicain avec une filiation haïtienne, mais aussi africaine. Son péristyle est rempli d’objets et de symboles faisant référence à cette triple identité.

La campagne électorale et les candidats à la présidentielle dominicaine ont largement ignoré la situation de cette catégorie de Dominicains, alors même qu’elle fait face à de vraies difficultés, selon des analystes.

Des années après, le PNRE, des milliers d’entre eux sont encore confrontés à l’administration dominicaine qui tarde à leur accorder la reconnaissance effective de leur citoyenneté dominicaine.

«Après le PNRE, ils ont divisé les requérants en deux catégories : A et B. Dans la première catégorie, devraient se trouver ceux pour lesquels les papiers étaient en ordre, mais même ceux-là rencontrent des difficultés. Quand ils doivent effectuer des démarches administratives pour eux ou pour leurs enfants, il y a toujours une chance que cela ne marche pas», explique l’avocat Felipe Fortinez.

Certains de ceux qui se trouvent dans la catégorie B attendent encore une réponse de l’administration dominicaine. «Et les chances pour eux d’obtenir des papiers, comme un passeport par exemple, sont encore plus difficiles», poursuit Fortinez.

La campagne électorale et les candidats à la présidentielle dominicaine ont largement ignoré la situation de cette catégorie de Dominicains, alors même qu’elle fait face à de vraies difficultés.

Contrairement aux élections de 2020 où le candidat Luis Abinader avait courtisé cet électorat, pour ce scrutin, presque aucun candidat ne s’attarde sur leur sort. Ils sont amalgamés aux immigrés haïtiens et certaines fois, finissent par être victimes comme eux de la répression des autorités.

C’est l’observation d’Epifania St Chals : «Rien n’a vraiment changé pour une partie des Dominicains d’ascendance haïtienne depuis onze ans. Le programme qui a suivi ne s’était pas donné un délai pour délibérer sur les cas des différents requérants. Les documents provisoires livrés par l’administration à certains peuvent arriver à expiration et parfois, les Dominicains d’ascendance haïtienne sont déportés en Haïti avec les immigrés».

Qu’importe le contexte pesant, les quelques Dominicains d’ascendance haïtienne interviewés dans le cadre de ce travail souhaitent tous et toutes se rendre aux urnes dimanche.

Découvrez l’histoire d’Ana Maria Belique, coordinatrice de Reconoci.do, un mouvement qui milite pour le droit à la citoyenneté et l’égalité pour tous les Dominicains d’origine haïtienne (AyiboPost a publié cette histoire en décembre 2019) :

Par Pierre Michel Jean

Image de couverture : Malecon de Santo Domingo (Dimanche 13 Mai 2024) Journée de caravane électorale dans plusieurs provinces du pays du Parti présidentiel, le PRRM. 

Les images sont de Pierre Michel Jean.


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Pierre Michel Jean est un photographe documentariste et réalisateur haïtien

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