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Les 11 maladies pour lesquelles il faut se faire vacciner en Haiti

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La vaccination est considérée comme l’une des interventions sanitaires les plus efficaces pour protéger les individus contre certaines Maladies évitables par la vaccination (MEV). Comme d’autres produits médicaux, le vaccin peut provoquer des réactions indésirables. L’autorité sanitaire haïtienne a identifié 11 maladies pour lesquelles il convient de se faire vacciner.

En Haïti, l’autorité sanitaire en matière de vaccination est l’Unité de Coordination Nationale du programme de Vaccination. Entité du Ministère de la santé publique et de la population (MSPP), cette unité est responsable de la politique vaccinale dans le pays. Elle assure la coordination et le contrôle des activités susceptibles de rendre possible le contrôle ou l’éradication des maladies contrôlables par la vaccination.

« Un vaccin est une substance biologique qui induit et stimule l’immunité contre une MEV», explique Paule-Andrée Byron-Louis, médecin et directrice de cette unité du MSPP. Selon la responsable, le MSPP a dépensé, pour l’année 2017-2018, huit milliards neuf cent quarante millions de gourdes pour l’achat des vaccins. Les efforts déployés ont permis à cette unité d’atteindre soixante-dix-neuf pour cent de couverture vaccinal.

Rôle de la vaccination

La vaccination est une mesure de prévention des maladies. « En Haïti, le focus est mis sur les enfants de moins de vingt-trois mois et les femmes enceintes », précise la Paule-Andrée Byron-Louis.  Il existe des risques de santé pour les femmes et le fœtus si la femme est infectée au cours de la grossesse. Elles doivent être vaccinées contre, entre autres, le tétanos, la diphtérie pour faciliter la protection de l’enfant durant son développement.

Actuellement, le MSSP via l’unité de coordination nationale du programme de vaccination retient une liste de onze maladies pour lesquelles on doit se faire vacciner. Paule-Andrée Byron-Louis cite : « La tuberculose, la diphtérie, la coqueluche, le tétanos, l’hépatite, la méningite, la poliomyélite, la rougeole, la rubéole, la pneumonie, la diarrhée ». Elle rajoute que certaines de ces maladies sont peuvent tuer des enfants et peuvent causer des handicaps (Polio). Par exemple, poursuit la directrice, la diphtérie, une maladie infectieuse qui touche surtout les enfants tue en Haïti. Elle est caractérisée par la formation d’une membrane dans les voies respiratoires empêchant du coup, une bonne respiration. Pour prévenir cette maladie, l’enfant doit recevoir sa dose de DTP (diphtérie, tétanos, polio).

Des effets secondaires sont parfois observés après vaccination. L’on parle de manifestations post-vaccinales. « Le plus souvent elles sont mineures: fièvre, rougeur et inflammation du site d’injection », explique le médecin. Si les manifestations sont graves, une réaction allergique par exemple, il est recommandé d’avoir en urgence l’aide d’assistance médicale pour une prise en charge appropriée.

La titulaire de l’unité de coordination nationale du programme de vaccination explique que les personnes non vaccinées sont vulnérables aux épidémies, risquent de tomber malade, peuvent devenir handicapés ou mourir dans les cas les plus extrêmes.

Faut-il payer pour se faire vacciner?

« De zéro à treize mois, l’Etat est responsable de la vaccination de l’enfant », confie Kerline Laurieux, infirmière au Centre de Santé de Portail Léogane. Les stocks de vaccin sont livrés dans les centres de santé par les bureaux communaux de la santé publique. À l’intérieur du centre de santé de Portail Léogane, des parents sont alignés, bébés en main, pour obtenir leur dose vaccinale. Selon Kerline Laurieux, les parents n’auront pas  à verser un sou pour vacciner leurs enfants. «Tout est gratuit», dit-elle.

Les sites de vaccinations sont multiples. Les nourrissons (avant l’âge de la marche) reçoivent leur vaccin par voie orale (gouttes) ou au niveau de la cuisse. En règle générale, les vaccins sont reçus au niveau de l’épaule (muscle deltoïdien). «Seul le Bacille de Calmette et de Guérin (BCG), vaccin contre la tuberculose, est injecté par voie intradermique (légèrement sous la peau)» explique-t-elle. Ce vaccin se produit une petite papule qui se forme sur la peau au niveau de l’épaule. « Fort souvent, il laisse une cicatrice » précise Kerline Laurieux .

Difficultés du MSPP

Les campagnes de vaccination sont souvent soutenues par des partenaires financiers dont l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI) et la banque mondiale. Atteindre tous les enfants ciblés quel que soit l’endroit où ils se trouvent restent un défi majeur pour cette unité du MSPP. La directrice a fait savoir que l’accès géographique limité aux services de santé et le manque de ressources humaines constituent un handicap pour son travail. Aussi, «Le déficit d’éducation de la plupart des parents favorisent le non-respect du calendrier vaccinal».

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Emmanuel Moïse Yves
Journaliste à AyiboPost. Étudiant en communication sociale. Je pratique le journalisme pour le rendre utile à la communauté.

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