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Haïti recule dans le classement mondial de la liberté de la presse

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Par rapport aux deux années précédentes, Haïti a perdu sept places.

 

Haïti se positionne à la 60e position sur 180 pays dans le classement 2018 de Reporter Sans Frontières (RSF) sur la liberté de la presse. Avec un score de 26,82, Haïti se trouve juste après la République Dominicaine (score : 26,79). Par rapport à l’année 2017, Haïti a perdu sept places alors qu’elle se positionnait six places devant la République Dominicaine. Toutefois, le pays devance des Etats comme le Japon (67e), l’Israël (87e) et le Brésil (102e).

Si Haïti figure parmi les 60 pays les mieux lotis en matière de liberté de la presse, il n’empêche qu’il fait partie de la catégorie des pays à problèmes significatifs. Cette catégorie de pays est libellée en couleur orange sur la carte de RSF. Sur son site, l’association souligne « les manques de ressources financières, l’absence de soutien des institutions et l’accès difficile à l’information » auxquels font face les journalistes en Haïti.

RSF atteste aussi que certains [journalistes Haïtiens] subissent encore des intimidations et des agressions. Le prédécesseur du président Jovenel Moïse, Michel Joseph Martelly, ne manquait pas d’attaquer des médias et des journalistes dans l’intimité même de leurs personnes.

La sécurité de la presse indexée

Ce classement publié depuis 2002 par RSF est établie « selon de degré de liberté dont jouissent les journalistes ». Il prend en compte la qualité du cadre légal et de la sécurité des journalistes dans les pays. Il n’est pas toutefois un indicateur de la qualité de la production journalistique dans un pays.

Depuis le 14 mars 2018, le photojournaliste Vladjimir Legagneur est porté disparu dans l’exercice de son métier à Grand Ravine, un quartier réputé sensible de la capitale. Les différentes mobilisations de ses confrères ont poussé les autorités à finalement se pencher sur son cas. « Une disparition qui menace l’intégrité de la démocratie en Haïti », souligne la Fédération Internationale des Journalistes dans une note de presse transmise à Alterpresse. Très actif sur twitter, le président haïtien, Jovenel Moïse, a mis du temps pour se prononcer sur le dossier de Vladjimir Legagneur. À ce jour, l’enquête annoncée par la police n’a toujours pas abouti.

Cette année Reporter Sans Frontières souligne le fait que « De plus en plus de chefs d’Etat démocratiquement élus voient la presse non plus comme un fondement essentiel de la démocratie, mais comme un adversaire pour lequel ils affichent ouvertement leur aversion. »

Commentaires

Ralph thomassaint Joseph
Directeur de la Publication à AyiboPost, passionné de documentaire.

    Douko: Résultat de la passion haïtienne pour la peau claire

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    Ces Haïtiennes qui aimeraient expérimenter l’orgasme…

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